Coluche…

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Nous nous attaquons à un monument. Notre Empire State Building à nous, notre raclette, notre Zizou (non ça c’est faux par contre). Raconter des blagues sur le maître de l’humour ? C’est le défi (périlleux) que nous nous sommes lancés. Une légende pas facile à résumer en quelques lignes tant sa vie a été dense.

C’est l’histoire d’un mec…

Michel Collucci est avant tout un gamin heurté de plein fouet par cette chienne de vie. Cette dernière lui prend son père a seulement 3 printemps, et lui réserve pour la suite une belle enfance de merde compliquée. Malgré une situation précaire, sa mère mène le train de vie des classes sociales aisées. Une ironie qui imprégnera Coluche et ne le lâchera plus jamais.

Ses débuts sont lents et laborieux, et, n’aidant pas, Michel a un sérieux problème avec la bibine. Il n’a qu’un adage : « Sans alcool, la vie est si dure. Avec alcool, elle est cirrhose. »

Mais malgré tout, Coluche a le spectacle dans le sang. Il s’essaie à la guitare pour quelques représentations en reprenant du Brassens, et du Léo Ferré, entre autres. Pas son truc.

Alors il intègre un café théâtre, par le biais de Romain Bouteille,ça ne s’invente pas… Il y côtoie des jolies noms tels que Moustaki, Jacques Brel, puis Lermitte, Balasko et Jugnot… Rien que ça ! Quelques rôles publicitaires par la suite, puis il est temps de décoller.

… normal

A défaut de l’avoir, Coluche manie la forme avec excellence ! « Souvent grossier mais jamais vulgaire », il incarne à merveille des dizaines de personnages, des gô d’chez nous dont certains nous rappellent à tous un pote bien bleu en fin de soirée. Et c’est bien là sa force ! On s’identifie tous un peu à ses caricatures, et ses blagues bien pesées font ressortir cette petite part de beaufitude qui sommeille en nous.

Sa popularité est fulgurante à partir de 1974 et, sous ses airs de clowns, Coluche passe de vrais messages qui dénoncent et dérangent. Riant au nez des politiques, il va jusqu’à se présenter aux présidentielles en 1981 pour « foutre la merde ». Il se retire ensuite, n’aimant probablement pas le goût de la pression politique.

Un petit César au passage en 1983. Puis il fonde les restos du cœur en 1985. Et ça c’est tellement bien qu’on a même pas de blagues à faire dessus.

41 années passées à dénoncer, avertir, aider, en maniant l’humour avec une facilité déconcertante et un sarcasme légendaire qui ferait passer Fil de Pull pour un vrai petit garçon.

Si l’homme n’est plus, mort suite à un accident de moto, Mimie Mathy fera vivre sa mémoire encore longtemps en nous pointant du doigt et en comptant sur nous.