Boucherie

Charcutier-Coiffeur : un métier d’avenir

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Au milieu des traditionnels rêves d’enfants, des métiers 2.0 émergent et bousculent les règles. La volonté de devenir pompier se dissipe dès le plus jeune âge, celle de devenir footballeur se dissipe vers 16-18 ans avec une rupture des ligaments croisés (tu connais)… Mais les millenials ont désormais d’autres ambitions. Portés par l’ouverture d’esprit de parents visiblement débordés, les jeunes ne sont plus séduits par les simples métiers de Charcutier-Traiteur, Platrier-Carreleur, Coiffeur-Visagiste, Plombier-Chauffagiste… Leur spécialité paraît trop peu valorisante, alors certains proposent des services bien diversifiés.

Les docteurs Jekyll and M. Hyde de l’avenir

Nous avons rencontré Jeff-Emmanuel, Charcutier le matin et Coiffeur l’après-midi. Pour des raisons évidentes d’intégrité, il a préféré rester incognito. Sous couvert d’anonymat, nous l’avons donc interviewé chez lui à Lille, évidemment, où il vit entouré de ses 7 sœurs, qui sont aussi ses enfants.

Comme lui, ils sont des dizaines à se lancer dans le multitasking, l’art de diversifier ses compétences dans des domaines, à l’origine, peu compatibles. L’entreprise Charcu-tif’ ouvre ses portes de 8h à 18h et tente de satisfaire au mieux des clients très demandant.

Des missions complexes

Leurs tâches sont variées et toutes aussi intéressantes que les autres. Parfois, les termes s’appliquent aux deux corps de métier. Il arrive que le Charcutier-Coiffeur doivent découper, trier, parer et transformer un morceau de porc à 10h avant de refaire la permanente de Giselle.

D’après JE, « la force du métier est de pouvoir combiner les offres. Cette semaine par exemple, pour un saucisson du terroir acheté, c’est un soin du visage offert ». Et les clients en raffolent ! Pour les mariages, les charcutiers-coiffeurs offrent la coupe pour 5 kilos de rillettes achetés.

Gérard Depardieu sponsorise la seule école de France de charcutier-coiffeur, ses fonds sont d’après lui « équitablement réparti ». Il ajoute que « 90% du cursus est basé sur l’apprentissage du métier de charcutier ». Les jeunes pouces apprennent les rudiments de la culture Française en écoutant leur client. Les envies varient selon les saisons et le coronavirus favorise l’explosion de ces pratiques peu communes.

Et pourtant dans certains villages, nombre de boutiques de la sorte pullulent. A côté du Charcutier-Coiffeur de Campagne-les-Boulonnais, un autre commerce a ouvert. Il s’agit de Marie-Jennyfer : une fleuriste-ferrailleur. Nous aurons certainement l’occasion de l’interviewer prochainement.