Les Parisiens versus la France

Les Parisiens : la voix d’un peuple

4 min read

Le titre se suffirait à lui-seul. Nous avons souhaité décrire ceux qui représentent la France entière dans le monde. Comme toujours, un brin d’ironie, une petite touche caricaturale, quelques généralités assumées et une pincée de tendresse suffisent à nous faire sourire. On espère que cela vous suffira également. Bonne lecture !

Vivre au rythme des klaxons

A les écouter les Parisiens représentent les français. C’est d’ailleurs tout juste s’ils savent où se situe le reste de la France. Entrer à Paris provoquerait une amnésie sévère. Les Parisiens « pure souche » sont peu nombreux, on les compte sur les dents de Deschamps et ils sont amenés à disparaître comme la carrière de Colonel Reyel. Les néo-parisiens eux, venus de province, affichent avec fierté leur identité Parisienne obtenue après 3 mois dans leur 9m². Pour le prix qu’ils payent ils auraient un triplex avec vue sur la mer en Creuse.

A 7€ la pinte, mieux vaut l’apprécier, hors de question de payer sa tournée, chacun paye son verre. La contrepartie de flamber un soir c’est de manger des pommes de terre pendant des mois. Sans sortir de leur serre, la plupart n’a pas vu de motte de terre depuis des mois et la Bonne Mère de Marseille est l’anté-christ de tous les ultra-parisiens. On connaît le flegme des anglais, il y aussi l’amabilité à la française, avec en point d’orgue, une petite région centrale avec quelques millions d’habitants. Une vitrine pour la France qui ne donne pas la meilleure impression. C’est le rayon à -70% où on trouve tous les nanards et pourtant les best-sellers sont dans les autres rayons.

Le seul animal « sauvage » qu’on trouve est assez intelligent, on le surnomme Bison futé. Sur son dos, tu relies le 3ème au 15ème en seulement 2h30. Un temps suffisant pour se rendre compte du goût prononcé des Parisiens pour les belles mélodies. Au rythme des klaxons, chacun peut y entendre le style qu’il veut. De Johnny pour les plus rocks à SCH pour les rebeus aux cheveux lissés et au gloss bien posé. Une vitre teinté qui se baisse, laissant échapper du boom-bap, c’est sans nul doute la meilleure approche, avec un « hey miss » bien placé. D’après une sérieuse étude, cette technique fonctionnerait environ 1 fois sur 150 000.

C’est de bonne guerre

Vu de Province, le Parisien n’est pas un personnage facile à cerner. Ville cosmopolite, impossible de définir une seule manière d’être parisien. Et pourtant, on va s’y risquer … Parce qu’une petite caricature ne fait jamais de mal (Charlie ?), et parce qu’ils ne nous épargnent pas non plus ces bougres !

Fier de ses origines et sûr de lui, le parisien ne doute pas une seule seconde de vivre dans la meilleure ville du monde. Les autres villes ? Evidemment il les connait, il n’est pas fermé sur le monde. Mais le Parisien est pressé, et il n’a pas le temps de s’attarder sur chaque ville. Il les résume donc toutes en un seul mot : La Province. Malin ! Bon après quand il s’agit de s’y rendre c’est un autre débat. Pourquoi y aller ? Il y a tout ici à Paris … Non c’est risqué, les restos seront moins bons, il n’y aura pas autant de choix, et puis les soirées n’en parlons pas !

A leur décharge au moins il y a du travail, ça on ne peut pas le nier. Qui dit travail dit salaire, bon salaire en l’occurence. Et qui dit bon salaire, dit bon train de vie me direz-vous ? On leur souhaite bien entendu, mais avec 900€ en moins sur le salaire, pour 12m², le train de vie prend déjà un bon petit coup, droit dans la jugulaire !

Pas simple la vie Parisienne … On se moque mais ils ont du mérite, et énormément de qualités, ces anti-marseillais. Moteur de la France, Paris avance, et avance très vite. Les voitures, le métro, le tram, les gens, les feux-rouges, les klaxons … Pfouah ! Leurs nerfs se doivent d’être d’une solidité sans faille. On le constate rapidement, un week-end à Paris est souvent suffisant pour apprécier à nouveau la tranquillité (relative) de notre Province tant aimée, ou tante Aimée si elle s’appelle ainsi.